Posadas et les Missions Jésuites

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26/02/2009 - Pays : Argentine - Imprimer ce message Syndication :

Le réchauffement de la planète à Iguazu

Dimanche le 22 février 2009

Hôtel Lillian, Puerto Iguazu

40o C

On s’habitue à la chaleur…On a  un petit programme aujourd’hui. Réserver un hôtel pour la prochaine ville, réserver l’autobus pour s’y rendre et réserver une croisière sur la rivière Iguazu à la frontière du Paraguay.  On aurait pu aussi prendre l’autobus pour le Brésil qui est situé à 15 minutes d’ici. Mais  on a déjà vu les chutes hier et il fait très chaud pour faire une excursion dans un autre pays. Billets réservés, hôtel réservés et croisière réservée. Mission accomplie. On va prendre un petit dessert dans un resto en ville question d’envoyer notre carnet de voyage sur internet. On a bien essayé de l’envoyer dans un café internet mais la communication n’est pas assez bonne.  Des nouvelles du west. Il va arriver le 27 à Buenos Aires. Ce sont les dernières nouvelles que nous avons du Msc Mandraki. Par contre nous avons eu la facture de l’agence Maritime, de l’agence de logistique, du terminal portuaire, et de la douane Argentine. Ça sent l’arnaque à plein nez. On a une semaine pour se défendre. Pas facile de négocier en espagnol…En attendant on se promène. Dans le fond je devrais faire une levée de fond pour le réchauffement de la planète. D’abord je suis biologiste. Puis il fait chaud. Et je peux témoigner dans un documentaire du problème que connait la planète. Ici à Puerto Iguazu il semblerait qu’il y avait un hiver avant. Bon peut-être pas avec de la neige mais un petit frisson en fin d’après-midi. C’est fini!  Nous étudions la question. La réponse en Patagonie! La croisière sur la rivière Iguazu a été annulée à cause de la présence d’un orage imminent. Faut vraiment faire quelque chose pour arrêter ça.

Lente avancée

Lundi le 24 février 2009

Hôtel Posada, Posadas

35oC

Journée d’autobus. Pourtant le vendeur de ticket m’avait bien dit que c’était un autobus directo… On s’est arrêté 100 fois dans  tous les petits bleds les plus perdus les uns des autres. En plus aucun service à bord et le voyage dure 6 heures. Je me suis garroché lors d’un arrêt dans une station service pour acheter des barres tendres et des biscuits. Nicole est déprimée. Le trajet passe dans des zones agricoles plus ou moins intéressantes. Beaucoup d’industries forestières. Ici tout est vert et pousse vite. Alors l’industrie du 2X4 semble très bien fonctionnée. L’autobus n’a rien du confort des autres que nous avons pris mais nous arrivons à l’heure. L’hôtel Posada est bien et nous prenons l’apéro au café du coin. On prend nos messages et on lit le courrier de Victor et Louise. J’ai l’impression qu’on a la même température. Sauf qu’ici il fait clair jusqu’à 9 heures. Mais on sent que ça va changer. Les sacs d’école sont sortis. La rentrée c’est pour lundi. Une chose est remarquable c’est le mate. Au début on ne faisait pas trop attention. Mais là c’est évident. Les gens se promènent sur la rue avec un thermos d’eau chaude. On peut remplir son thermos partout. Et les gens boivent du mate. Une sorte de thé qu’on boit avec une paille rigide toute la journée. On ajoute de l’eau chaude continuellement et on sirote. Ce n’est pas vendu dans les restos ou les cafés. Alors il faut se procurer son thermos, sa tasse spéciale, sa paille rigide et son mate.

 

Refusés par la douane au Paraguay!!!

Mardi le 24 février 2009

Hôtel Posada, Posadas

30oC

On a bien essayé mais on n’a pas réussi. Posadas est une ville situé au bord du fleuve Parana. Assez imposant puisqu’il a 3,5 kilomètres de largeur. De L’autre coté, le Paraguay. Les agences nous disent qu’il n’y a rien de bien intéressant de l’autre coté. La ville s’appelle Encarnación. Mais un petit tour de bateau et on y est. Juste pour satisfaire notre curiosité. Du coté de l’Argentine on passe les douanes. Tout se passe bien. Le bateau peut recevoir 48 personnes et il est plein. Des gens qui sont venus magasinés à Posadas. Il faut à peu près quinze minutes pour traverser le fleuve. De l’autre coté on met les pieds au Paraguay. La douane nous attend. On nous refuse. On n’a pas de visa et ça prend un visa. Environ 55$ chaque. Et il faut l’acheter en Argentine… On est donc refoulé vers le quai ou on doit attendre le prochain bateau, une heure plus tard. De toute façon il n’aurait pas été question de payer plus de 100 dollars à deux pour environ une heure de ballade. On se repli sur Posada et on se retourne vers une agence pour aller visiter les sites de missionnaires Jésuites de San Ignacio. Ça va compenser.

 

Missions

Mercredi le 25 février 2009

Hôtel Posada, Posadas

30oC

Il faisait presque frais lorsque notre chauffeur nous attendait pour aller aux sites des missions du nord de l’Argentine. Ça fait du bien et ça nous repose un peu. Angel nous amène visiter trois anciennes missions Jésuites. Santa Ana, Loreto et San Ignacio Mini.  Il boit son mate et il nous en offre. Ça semble banal mais comme tout le monde a son thermos et sa tasse dans la rue c’est un peu intrigant. C’est un peu amer. Mais pas grand chose à dire de plus. Un guide nous attend pour nous faire visiter Santa Ana.  En espagnol seulement. On s’aperçoit que les Jésuites avaient fait beaucoup pour les indiens mais les guerres entre l’Espagne et le Portugal ont presque complètement éliminé la communauté indienne Guarani.

Dans Candide, Voltaire juge sévèrement ces Jésuites qui déjeunent dans de la vaisselle d'or pendant que leurs ouailles doivent se contenter d'écuelles de bois mais il loue dans l'Essai sur les m½urs, une expérience fondée sur la raison et la persuasion, qui constitue selon lui « un triomphe de l'humanité », un hommage remarquable chez le philosophe si prompt à « écraser l'infâme ».

 

C’est le site de San Ignacio qui est le mieux conservé. Pour en savoir plus voir le film Mission avec Robert Niro. C’est vraiment surprenant de voir la jungle envahir les sites. C’est un travail quotidien pour nettoyer le site et empêcher la végétation de couvrir les murailles.

Au retour on essaie d’avoir de l’argent américain. Les banques n’en n’ont plus. D’ailleurs on ne peut retirer que 300 pesos (100$) des guichets. Mais on peut le faire plusieurs fois de suite, avec des frais de 3$ de la fois. Fin de la journée : la température grimpe. Il faut mettre la grosse bière dans un thermos pour la garder au frais. Quelle misère!



Etapes :
Posadas
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Par Réjean
le 26/02/2009 à 14:18:16
J'aime vous lire et vous voir...et ça me réchauffe un peu.

En Patagonie argentine nous avions aussi un maximum de 100$ par retrait(illimité!)et tant pis pour les frais! Je me demande si cette politique n'est pas exclusive aux étrangers. Au retour, ma banque n'a pu expliquer cette politique. Faurait demander à un résident,votre mission d'aujourd'hui peut-être?

bonne continuation...

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claude tessier

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